Dans trois communes de Guadeloupe, l’eau distribuée par certains réseaux ne doit plus être consommée jusqu’à nouvel ordre. La mesure concerne des secteurs du Moule, de Petit-Bourg et de Baie-Mahault, après la détection de contaminations bactériologiques lors de contrôles sanitaires.
Deux réseaux concernés
L’alerte a été relayée le 31 octobre 2026 par le service santé et sécurité environnement extérieur, à la suite d’analyses réalisées par l’Agence régionale de santé (ARS). Les maires des communes concernées doivent informer les habitants et faire appliquer les interdictions demandées par les autorités sanitaires.
| Secteur | Réseau concerné | Constat |
|---|---|---|
| Le Moule | Unité de distribution des Grands Fonds | Bactéries coliformes détectées |
| Petit-Bourg et Baie-Mahault | Unité de distribution de Vernou | Contamination bactériologique signalée |
Au Moule, les prélèvements effectués le 28 octobre sur le réseau des Grands Fonds ont révélé une concentration de bactéries coliformes supérieure à 20 UFC/100 ml. L’ARS considère ce niveau comme présentant un risque pour la santé humaine et préconise une interdiction totale d’usage de l’eau distribuée par cette unité.
Quels usages sont interdits ?
Pour les habitants alimentés par les réseaux visés, l’eau du robinet ne doit pas être utilisée :
- pour la boisson ;
- pour préparer les aliments ;
- pour se brosser les dents ;
- pour l’hygiène corporelle.
La consigne s’applique jusqu’à la levée officielle de l’interdiction. Elle concerne les usagers du Syndicat mixte de gestion de l’eau et de l’assainissement de la Guadeloupe (SMGEAG) desservis par les secteurs touchés. La responsabilité de leur information revient aux communes, selon les indications rapportées par Outre-mer La 1ère.
Des mesures correctives attendues
Les autorités demandent la mise en œuvre de mesures correctives sur les réseaux concernés. Un plan d’actions doit ensuite être établi afin d’éviter une nouvelle contamination microbiologique. Aucune levée de l’interdiction n’est annoncée dans les éléments publiés le 31 octobre : les habitants concernés doivent donc attendre une nouvelle information officielle avant de reprendre les usages interdits.