Les politiques de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) ont perdu en visibilité dans un contexte économique et géopolitique tendu. Mais, selon L’Express, publié le 31 octobre 2026, cette inflexion ne signifie pas l’abandon des démarches de durabilité. Les entreprises qui avaient engagé des programmes environnementaux poursuivent, pour beaucoup, leur transformation, avec un déplacement des priorités : après la mesure des émissions vient désormais la mise en œuvre d’actions adaptées à chaque secteur.
Du bilan carbone aux décisions opérationnelles
Les entreprises ont d’abord développé des outils de diagnostic, notamment les bilans carbone. Elles doivent maintenant traduire ces données en pratiques concrètes dans leurs chaînes de production. L’article cite notamment les secteurs de l’automobile et de l’habillement, où des initiatives cherchent à réduire les impacts liés aux différentes étapes de fabrication.
- mesurer les émissions et les impacts environnementaux ;
- identifier les postes d’action propres à chaque activité ;
- intégrer ces données dans les décisions de production et de distribution.
Dans l’agroalimentaire, l’analyse doit couvrir l’ensemble du parcours du produit, depuis les ingrédients jusqu’à la distribution. Cette approche inclut également la transformation et les emballages. Elle vise à donner une lecture globale de l’empreinte environnementale, plutôt qu’à isoler une seule étape de fabrication.
Un nouvel affichage attendu sur les produits alimentaires
Un indicateur baptisé « coût environnemental » a été conçu par l’Ademe et le ministère de la Transition écologique. D’après les informations publiées par L’Express, il devrait apparaître progressivement sur les étiquettes alimentaires au cours de 2027. Son objectif est d’éclairer les consommateurs sur les impacts environnementaux globaux des denrées.
| Élément | Ce qui est annoncé |
|---|---|
| Indicateur | Coût environnemental |
| Déploiement | Progressif en 2027 |
| Périmètre | Cycle de vie complet du produit |
| Conception | Ademe et ministère de la Transition écologique |
Une méthode comparable est déjà utilisée depuis 2023 par Positive Solutions, une société basée à Montpellier. L’entreprise accompagne les acteurs de l’alimentation dans la mesure de l’impact carbone de leurs productions et propose une plateforme appelée Food Pilot, présentée comme un outil de pilotage.
Pour les professionnels, cette évolution déplace donc l’enjeu de la seule communication environnementale vers le suivi des résultats et l’adaptation des procédés. Pour les consommateurs, l’affichage annoncé en 2027 doit fournir un nouvel élément de comparaison entre les denrées, en tenant compte de leur cycle de vie complet.