Un ouvrage ancien au cœur d'un débat environnemental en Bretagne
Entre La Richardais et Saint‑Malo (Ille‑et‑Vilaine), l'usine marémotrice de la Rance suscite inquiétudes et mobilisations. Construite et mise en service en 1966, la centrale fête ses 60 ans en 2026. Selon EDF, exploitant de l'ouvrage, elle produit une énergie 100 % renouvelable et représente 10 % de l'électricité consommée en Bretagne (chiffres communiqués sur le site d'EDF).
Fin juin 2026, le Parlement a promulgué une loi destinée à relancer les investissements dans le secteur de l'hydroélectricité. Sur le terrain, associations locales — dont Rance environnement — et le collectif des maires des communes riveraines pressent désormais l'État d'appliquer rapidement ce texte pour l'usine de la Rance, avec pour objectif affiché de protéger l'estuaire.
- État de l'ouvrage : la centrale fonctionne sous un contrat jugé hérité d'une époque où les enjeux environnementaux étaient moins pris en compte, selon les associations.
- Demande des acteurs locaux : mise en œuvre urgente de la loi promulguée fin juin 2026 afin d'autoriser et financer des interventions visant la préservation du site naturel.
- Position de l'exploitant : EDF affirme agir pour la conservation du site (déclarations publiées par le média).
La France compte par ailleurs 2 400 installations hydroélectriques, indique l'article. La centralité de la Rance tient à la fois à son histoire — première grande installation marémotrice du pays — et à son rôle actuel dans l'équilibre énergétique régional.
| Caractéristique | Donnée |
|---|---|
| Mise en service | 1966 |
| Âge en 2026 | 60 ans |
| Part de la production régionale (selon EDF) | 10 % |
| Nombre d'installations hydroélectriques en France | 2 400 |
Pour les habitants et collectivités riveraines, la demande est claire : que l'État se saisisse du cadre législatif récemment voté pour permettre des actions d'investissement et de restauration compatibles avec la préservation de l'estuaire. Du côté d'EDF, l'entreprise assure entreprendre des actions pour la conservation du site naturel, sans que l'article ne détaille à ce stade les mesures concrètes prévues ni le calendrier d'intervention.
Le débat mêle donc enjeux environnementaux locaux — qualité de l'estuaire, biodiversité — et questions de gestion d'une infrastructure ancienne dont le contrat d'exploitation, selon les associations, ne reflète plus les exigences actuelles en matière d'environnement.