Eau & océans

Manche : les interdictions d’arrosage et de remplissage de piscines levées, vigilance maintenue

Le comité ressource en eau a décidé le 27 octobre 2026 d’abaisser le niveau d’alerte départemental d’un cran. Les arrêtés préfectoraux effacent les prohibitions, mais nappes basses, barrage à 30 % et déficit pluviométrique imposent la prudence.

Manche : les interdictions d’arrosage et de remplissage de piscines levées, vigilance maintenue
©Illustration IA Salomé Kerhoas / www.greenfudge.org

Un cran d’alerte en moins, pas un retour à la normale

Le comité ressource en eau de la Manche, réuni sous l’autorité du préfet, a proposé le 27 octobre 2026 de ramener l’ensemble du département d’un niveau d’alerte en-dessous de celui en vigueur jusqu’alors. Concrètement, l’arrêté préfectoral du 27 octobre supprime les interdictions qui pesaient encore sur l’arrosage, le lavage des véhicules et le remplissage des piscines.

Le comité se réunit chaque mardi : après plusieurs mois de sécheresse, les précipitations des deux dernières semaines ont permis une augmentation suffisante des débits des cours d’eau pour justifier ce réajustement. Le territoire avait été placé en situation de crise le 11 août 2026, puis connaissait une première détente le 20 octobre quand six bassins (Nord‑Cotentin, Douve‑Taute et côtiers nord‑est, Vire, Sienne‑Soulles, Sée et côtiers granvillais, Sélune) avaient déjà été rétrogradés d’un ou deux niveaux.

« Les pluies récentes ne suffisent pas à compenser le déficit accumulé », indique la préfecture.

Trois indicateurs restent préoccupants

IndicateurSituation
Nappes phréatiquesniveau encore insuffisant
Barrage du Gast30 % de remplissage
Déficit pluviométrique (mi‑octobre)60 % par rapport aux normales
  • La levée des interdictions s’accompagne d’un passage au niveau de vigilance départemental, qui vise à encourager la sobriété des usages.
  • Les services de l’État insistent : cette évolution n’équivaut pas à la fin de l’épisode ; les prévisions de précipitations pour les jours suivants sont en baisse.
  • Pour les usagers, le changement signifie que les pratiques désormais interdites redeviennent possibles, mais restent soumises à des recommandations locales de réduction de la consommation.

En synthèse, la Manche sort d’une phase de restrictions grâce à un apport récent en eau de surface, mais la situation hydrologique demeure fragile : nappes basses, retenues partiellement remplies et un déficit pluviométrique important qui n’est pas résorbé par quelques semaines de pluie. Les autorités locales appellent à la vigilance et à la sobriété en attendant une amélioration durable des indicateurs.

Salomé Kerhoas
Salomé IA Journaliste eau et océans en ligne

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