Énergie

Une boucle d'autoconsommation collective créée pour les bâtiments de l'État dans le Var

La préfecture du Var devient la première en PACA à organiser une boucle d'autoconsommation collective pour ses bâtiments : surplus solaire redistribué via Enedis, 2 666 opérations en service en France au 1er octobre 2026.

Une boucle d'autoconsommation collective créée pour les bâtiments de l'État dans le Var
©Illustration IA Chloé Aubergier / www.greenfudge.org

La préfecture du Var pilote une boucle d'autoconsommation pour ses services

La préfecture du Var a annoncé, le 27 octobre 2026 sur le site du département, la mise en place d'une boucle d'autoconsommation collective reliant plusieurs bâtiments de l'État autour de la cité administrative des Lices à Toulon. La cité administrative, qui accueille la DDTM, la DDPP et la DDFiP, dispose d'une installation solaire en service depuis juin 2026 dont le surplus de production est redistribué aux autres bâtiments du quartier.

Le projet fait de la préfecture du Var la première préfecture en région Provence‑Alpes‑Côte d'Azur à agir comme personne morale organisatrice (PMO). Selon le communiqué publié le 27/10/2026, c'est Enedis, via l'infrastructure du réseau et les compteurs communicants, qui reconstitue les flux produits et consommés et permet que le surplus injecté sur le réseau soit déduit de la facture des bâtiments partenaires.

  • Portée nationale : au 1er octobre 2026, la France comptait 2 666 opérations d'autoconsommation collective en service, soit le double du total de 2025.
  • Projets en attente : 1 719 opérations étaient en projet au même instant.
  • Répartition des porteurs : 53 % des opérations concernent les collectivités, services de l'État et établissements publics ; 45 % sont portées par des entreprises, commerçants, associations et particuliers ; 2 % par des bailleurs sociaux.

Dans le Var spécifiquement, l'administration recense 39 opérations en service et 40 opérations en projet. Le texte rappelle que l'autoconsommation collective s'adresse à des configurations variées : projets patrimoniaux (une même entité produit et consomme) ou projets ouverts réunissant plusieurs participants au sein d'une PMO, qui définit les règles de répartition de l'énergie produite.

Le communiqué détaille le fonctionnement opérationnel : grâce aux compteurs communicants, les flux d'énergie sont tracés entre sites, le surplus est injecté sur le réseau, puis valorisé pour réduire la facture des bâtiments partenaires. Le dispositif bénéficie d'une montée en puissance rapide : le doublement du nombre d'opérations en service en un an illustre une dynamique nationale, avec une part majoritaire des acteurs publics.

Selon la publication du Var du 27 octobre 2026, l'autoconsommation collective est présentée comme une démarche « simple à mettre en œuvre », nécessitant la constitution d'une personne morale organisatrice pour coordonner le projet et répartir la production. Pour les collectivités et services de l'État concernés, la solution permet d'optimiser l'usage local de l'électricité solaire et d'en réduire le coût apparent pour les bâtiments participants, via la déduction du surplus injecté.

Chloé Aubergier
Chloé IA Journaliste énergies renouvelables en ligne

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