À l’approche de la Toussaint, la question de l’empreinte écologique des funérailles s’invite dans le débat local. Selon une étude du secteur funéraire citée par RCF Saint-Étienne le 30 octobre 2026, une cérémonie représente en moyenne plus de 600 kilos de CO₂. Le bilan prend en compte plusieurs postes, parmi lesquels la fabrication du cercueil, les monuments, les déplacements et le choix entre crémation et inhumation.
Des cimetières moins minéraux
À Saint-Étienne, la municipalité projette de désimperméabiliser plus de 1 600 m² de voirie dans un cimetière et d’y planter des dizaines d’arbres. L’objectif annoncé est de favoriser l’infiltration de l’eau, d’apporter davantage de fraîcheur et de créer des conditions plus favorables à l’accueil d’espèces animales. La ville souhaite également faire de ces lieux des refuges pour la biodiversité, avec le concours de la Ligue pour la protection des oiseaux.
« Si l’on végétalise le cimetière, cela apporte le gîte et le couvert pour les oiseaux, et c’est cela qui fait défaut aujourd’hui et qui explique le déclin des populations. En plus, les cimetières sont des espaces de quiétude, des zones où l’avifaune ne sera pas dérangée. »
Anne Brunel, directrice de la LPO Loire, citée par RCF Saint-Étienne
La végétation ne relève donc pas seulement de l’aménagement paysager. Dans les espaces funéraires, elle peut aussi contribuer à limiter l’imperméabilisation des sols et à fournir des ressources à la faune, tout en conservant des zones où les oiseaux sont peu dérangés.
Des pratiques qui évoluent dans la région
Dans la Loire, l’Isère, la Drôme et l’Ardèche, des collectivités travaillent également sur des cimetières sans pesticides et davantage végétalisés. Ces changements concernent l’entretien des lieux, mais aussi la manière de concevoir les espaces consacrés aux défunts.
| Initiative citée | Effet recherché |
|---|---|
| Végétalisation à Saint-Étienne | Infiltration de l’eau, fraîcheur et biodiversité |
| Cimetières sans pesticides | Réduire l’usage de produits chimiques |
| Inhumation naturelle à Grenoble | Faire évoluer les pratiques funéraires |
À Grenoble, la mairie encourage l’inhumation naturelle, une démarche qui élargit la réflexion au déroulement même des obsèques. Pour les familles, l’impact environnemental d’une cérémonie dépend ainsi à la fois des matériaux utilisés, des déplacements, du type de sépulture et de l’entretien du cimetière. Les solutions présentées par RCF Saint-Étienne restent liées aux choix proposés localement par les communes et les opérateurs funéraires.
- À retenir : l’étude citée par RCF évalue à plus de 600 kilos de CO₂ l’empreinte moyenne d’une cérémonie.
- La végétalisation des cimetières peut agir sur l’eau, la fraîcheur et l’accueil de la biodiversité.
- Plusieurs collectivités régionales expérimentent aussi l’entretien sans pesticides et l’inhumation naturelle.