Depuis quelques jours, 100 capteurs sont installés sur des lampadaires à Paris pour mesurer la concentration en dioxyde d’azote (NO2). Cette campagne est menée par l’association Respire, qui utilise des « tubes passifs » répartis dans différents quartiers de la capitale. Le NO2 est un gaz irritant pour les voies respiratoires, principalement émis par la circulation routière.
Le dispositif doit établir une cartographie plus précise de cette pollution. L’opération est également lancée dans huit autres métropoles européennes. Elle est financée par le fonds de dotation britannique Clean Air Fund. Les résultats doivent alimenter le débat sur l’application de la réglementation européenne relative à la qualité de l’air.
Une remontée observée en 2025
Après une baisse du trafic routier et du NO2 au cours des deux dernières décennies, l’association Respire signale une évolution moins favorable dans plusieurs villes. Selon Tony Renucci, son directeur général, Paris a connu une remontée de cette pollution en 2025. Le bilan publié par Airparif, l’organisme chargé de la surveillance de la qualité de l’air en Île-de-France, fait état d’une hausse légère des concentrations, à la fois près des grands axes et dans les secteurs plus éloignés du trafic.
« Il faut vraiment accélérer sur la réduction du trafic routier et, notamment, sur les zones à faibles émissions (ZFE) sur lesquelles on a beaucoup de mal à avancer. »
Le calendrier européen prévoit un durcissement du seuil réglementaire annuel applicable au NO2. La directive sur la qualité de l’air doit conduire à diviser cette limite par deux à l’horizon 2030, en la faisant passer de 40 à 20 microgrammes par mètre cube. La valeur réglementaire future restera toutefois supérieure aux recommandations sanitaires de l’Organisation mondiale de la santé, fixées à 10 microgrammes par mètre cube.
Ce que la campagne doit documenter
Les mesures doivent permettre de comparer plus finement les niveaux de pollution selon les rues et la proximité des axes routiers. Pour les habitants, l’enjeu est de mieux connaître l’exposition au NO2 dans les différents secteurs de la capitale, alors que la réglementation européenne doit encore être transposée et appliquée.
- Polluant mesuré : le dioxyde d’azote, principalement associé au trafic routier.
- Dispositif parisien : 100 tubes passifs installés sur des lampadaires.
- Échéance européenne : seuil annuel abaissé à 20 microgrammes par mètre cube en 2030.
| Référence | Seuil annuel de NO2 |
|---|---|
| Limite réglementaire actuelle | 40 µg/m³ |
| Objectif réglementaire à l’horizon 2030 | 20 µg/m³ |
| Recommandation de l’OMS | 10 µg/m³ |
Ces données sont rapportées par Le Parisien dans un article publié le 2 novembre 2026, à partir de la campagne de Respire et du bilan 2025 d’Airparif.