Un même lieu, trois activités biologiques complémentaires
À quelques kilomètres de Dinan, à Taden (Côtes‑d'Armor), une ferme fonctionne comme un micro‑écosystème agricole. Trois exploitants installés en entreprises individuelles partagent les parcelles et gèrent chacun une activité distincte : une maraîchère, un éleveur de bovins viande et un paysan boulanger.
Les productions sont précises et complémentaires : Rémi Goupil élève une vingtaine de vaches allaitantes de race Armoricaine et leurs veaux ; Aymeric Samson cultive des céréales qu’il transforme en farine, pain, huile et pâtes ; Irène Dulac produit des légumes sur environ un hectare.
- Vente directe : la ferme dispose d’une boutique sur place, ouverte deux fois par semaine.
- Assortiment : la boutique propose environ 150 références, dont 70 % sont issues des productions des trois exploitants.
- Partage du foncier : une partie des terres appartient à un collectif d’environ 80 copropriétaires.
Ce que change ce modèle pour l'assiette et le territoire
Sur le plan alimentaire, l’organisation favorise une offre locale et diversifiée : légumes de saison, pains et dérivés de céréales cultivées sur place, viande bovine produite à l’échelle de l’exploitation. Pour le consommateur breton, cela se traduit par un accès facilité à des produits biologiques vendus en circuit court.
Pour les exploitants, le partage du site permet de mutualiser l’accueil, la boutique et une partie des coûts logistiques tout en conservant des statuts juridiques individuels. Le recours à une copropriété foncière élargit l’accès au foncier en impliquant une centaine de personnes du territoire.
| Exploitant | Activité | Chiffre(s) mentionné(s) |
|---|---|---|
| Rémi Goupil | Élevage bovin viande (Armoricaine) | ~20 vaches |
| Aymeric Samson | Paysan boulanger (céréales → farine, pain, huile, pâtes) | — |
| Irène Dulac | Maraîchage | ~1 hectare |
Ce montage combine vente directe, diversification des productions et implication collective dans le foncier : des éléments étudiés et encouragés dans les politiques locales de transition alimentaire et de maintien des petites exploitations. À l’échelle d’un territoire rural, il illustre une réponse pragmatique aux difficultés d’accès aux terres et à la recherche de résilience face aux aléas économiques et climatiques.