Figurant parmi les événements (en lien avec l’environnement) les plus célébrés à travers le monde, la Journée de la Terre a été instauré le 22 avril 2017 aux États-Unis. Il est officiellement désignée depuis 2009 sous le nom de « Journée internationale de la Terre nourricière ». Par le biais d’activités concrètes, cette journée a pour but de sensibiliser le grand public à prendre conscience de ses modes de vie et de l’impact de ces choix sur l’environnement.

Les origines de cette initiative

Un fervent militant de l’environnement, le sénateur américain du Wisconsin Gaylord Nelson, a fourni l’impulsion qui encouragea des étudiants à mener une campagne de sensibilisation dans leurs communautés. Depuis 1970, le Jour de la Terre est célébré tous les ans pour marquer la naissance du mouvement mondial le plus important en ce qui a trait au respect de l’environnement.

En ce 22 avril 1970, dans la ville de New York, les manifestants ont marché par milliers sur la 5e Avenue, qui avait été fermée à la circulation automobile pour l’occasion. Rassemblés sur la place de Union Square, des écologistes ont érigé une sculpture gigantesque à l’aide de rebus.

Dans d’autres villes américaines, telles que Philadelphie, Boston et Washington, des rassemblements semblables se sont déroulés. Et ce n’était pas tout, puisque des citoyens de villes de moindre envergure, et même que de villages, se sont également mobilisés pour prendre part à cette journée de célébration et d’actions.

Depuis ce jour, des millions de citoyens de tous les pays, ainsi que des institutions et d’innombrables entreprises, sont conviés à poser des gestes concrets de protection et de soutien de l’environnement au cours de cette journée. Ces actions ont pour but de leur rappeler de faire de même tous les autres jours de l’année… L’événement international souligne qu’il existe une interdépendance entre les êtres humains et les innombrables autres espèces vivantes qui cohabitent sur cette planète, et qu’il importe de les respecter et les protéger autant que faire se peut.

Un pari qui a bien tourné

Le mouvement a connu une phase d’internationalisation au courant des années 1990. De nos jours, plus d’un milliard de personnes répartis dans 193 pays à travers le monde célèbrent cet événement, qui est organisé par Earth Day.

« C’était un pari, il a fonctionné », a souligné Gaylord Nelson, après avoir constaté que ses encouragements de première manifestation environnementale ont porté fruit. Il s’agissait d’interpeller la scène politique et d’amener cette problématique concernant le climat et l’environnement dans le cadre politique américain.

Ces efforts ont donné lieu notamment à la mise sur pied, au courant de l’année 1970, de l’EPA, l’agence américaine de protection de l’environnement, sans oublier l’adoption des lois désignées sous le nom de « Clean Air, Clean Water, and Endangered Species » (air pur, eau pure, et espèces menacées).

Un écologiste américain, Denis Hayes, a repris le flambeau en 1990 pour transposer l’événement à l’échelle planétaire. Il est parvenu à l’époque à mobiliser 200 millions de personnes implantées dans 141 pays différents. Ces efforts accrus avaient pour but de jouer un rôle de levier afin de solliciter l’attention concernant des enjeux environnementaux mondiaux. C’est ainsi que la Journée de la Terre a contribuée à fournir une impulsion colossale dans le cadre de campagnes de recyclage et de réutilisation, de même que du Sommet de la Terre de l’ONU s’étant déroulé à Rio de Janeiro en 1992.

Une proclamation de l’ONU

Quoi de mieux qu’une proclamation de l’ONU pour rappeler à tous l’importance que doit signifier pour chacun d’entre nous la protection de l’environnement !

En 1971, U Thant (secrétaire générale de l’ONU), a signé la proclamation faisant de cette journée le Jour international de la Terre. La tradition invite à souligner cet événement par le retentissement d’une cloche… et pas n’importe laquelle ! Il s’agit plus précisément de la Cloche japonaise de la paix que le Japon a offert à l’ONU en 1954.

C’est en 2009 que l’Assemblée générale des Nations Unies a ratifié la résolution A/RES/63/278 afin de convier tous les États Membres, les organisations internationales et régionales, les organisations non gouvernementales, la société civile, de même que les parties prenantes, à célébrer comme il se doit cet événement. C’est justement à l’occasion de cette proclamation que l’événement a été désigné en tant que Journée internationale de la Terre nourricière.

Par ailleurs, 170 parties ont ratifié le fameux Accord de Paris sur le climat en 2016. Parmi ces parties, il y a lieu de noter que l’Union européenne, la Chine et les États-Unis ont apposé leur signature à cette occasion.

Des participations record

En l’an 2000, la participation au Jour de la Terre a atteint des sommets, grâce entre autres au développement de l’Internet. 184 pays ont alors estimé que la participation s’était établie à plusieurs centaines de millions.

Ce nombre a dépassé la barre des 500 millions en 2006.

Pour marquer le 50e anniversaire de ce mouvement initié en 1970, une participation monstre sans précédent est anticipée pour l’année 2020.

L’importance de développer une conscience citoyenne

Afin de préserver l’environnement, il est crucial que l’ensemble des citoyens de la planète parvienne à maîtriser les questions et comprenne quels sont les enjeux en lien avec les changements climatiques. Plus que jamais, chacun d’entre nous doit prendre conscience des risques qui menacent la planète sur laquelle nous vivons, si des mesures d’urgence pour combattre les effets des changements climatiques ne sont pas adoptées et mises en œuvre.

Il est du devoir de chaque individu de s’efforcer de prendre sa juste part de responsabilité de la protection du climat, de même que de la protection de l’environnement. Si chaque personne est consciente de l’impact qu’a le mode de vie des humains sur la planète et agit pour faire sa part, alors ensemble, il devient possible de faire une différence !

C’est grâce à la sensibilisation et à l’éducation aux questions concernant l’environnement qu’il peut se développer une conscience citoyenne. Ceci engendre notamment des réclamations de politiques gouvernementales et de législations en faveur de la protection du climat et de l’environnement, tout en favorisant des emplois verts, le développement de technologies plus vertes, et des gestes concrets tels que le recyclage, la récupération, des potagers tendant vers l’autosuffisance, une meilleure gestion de l’eau et des ressources, etc.